Thierry André Krief
Auteur, artiste, compositeur et créateur d’Alexandre et la Porte des Songes


Tourné vers le monde de l’invisible, du ressenti et de l’intuition, je me suis intéressé dès mon enfance à l’art sous toutes ses formes, et plus encore après un accident survenu à l’âge de 10 ans sur le chemin de l’école, où je fus renversé par une moto.
Plongé dans un profond coma durant 3 jours, je vécus une expérience de mort imminente, accompagnée de la perception d’un tunnel de lumière, qui changea radicalement ma vision du monde.
L’art s’est alors révélé comme le moyen idéal de retrouver, encore et encore, cet état de paix intérieure et de béatitude que je venais de vivre.
C’est bien plus tard que je compris qu’une mission m’avait alors été confiée : offrir à chacun d’entre nous des outils pour élever notre conscience et réaliser notre destinée.
Cet état proche de la méditation me permet encore aujourd’hui chaque matin entre veille et sommeil, de me connecter à ce que j’appelle la Source, que je perçois comme un champ d’information et de conscience qui sait tout, voit tout et entend tout, qui nous entoure et nous relie les uns aux autres par l’Amour.
Cette expérience restera présente en moi et nourrira progressivement une recherche qui accompagnera toute ma vie : comprendre ce qui nous relie à nous-mêmes, aux autres et au monde qui nous entoure.
L’art deviendra l’un des chemins privilégiés de cette exploration.
Mon environnement familial participe très tôt à cet éveil artistique. Les tableaux de mes oncles, la musique jouée par mes grands-parents et le talent de mon père, capable de faire surgir toute une histoire en quelques coups de crayon, nourrissent mon imaginaire.
À l’adolescence viennent les croquis au fusain, le dessin, l’aquarelle et la gouache. Plus tard, la peinture sur toile, la poésie, la photographie puis la composition musicale élargissent progressivement mon univers.
Créer devient pour moi une manière de retenir un instant, transmettre une émotion et partager ce que les mots seuls ne parviennent pas toujours à exprimer.
Ma peinture s’est construite au fil du temps à travers de multiples techniques : pastel, aquarelle, huile, acrylique, dessin et techniques mixtes.
Mes œuvres font souvent appel au symbole, à la couleur et à l’imaginaire. Elles invitent le regard à dépasser ce qu’il voit immédiatement pour entrer en résonance avec ses émotions, son intuition et son monde intérieur.
Leurs couleurs vives et chatoyantes, leurs formes parfois presque naïves, expriment cette part d’enfance que je souhaite préserver : celle qui continue de s’émerveiller, de rêver et de regarder le monde comme un espace de possibles.
Au fil des années, plusieurs périodes ont marqué cette évolution : Les Cœurettes, Souffle de vie, L’Éveil, puis l’univers pictural d’Alexandre et la Porte des Songes.
Les formes et les sujets ont changé, mais une même intention traverse mon travail : faire de l’art un langage capable de transmettre une émotion, d’ouvrir l’imaginaire et, peut-être, d’éveiller quelque chose en chacun de nous.
Et au cœur de ce chemin demeure une inspiration essentielle : l’Amour.
Regard sur mon oeuvre

Lorsque je peins, je cherche avant tout à faire naître en moi une forme de vide intérieur.
Le mental s’apaise, le temps semble s’effacer et je me rends simplement disponible à ce qui peut advenir.
Dans cet état particulier, proche de la méditation, j’ai le sentiment d’entrer en relation avec ce monde invisible et avec ce que j’appelle la Source.
Je ne cherche alors ni à tout comprendre ni à tout maîtriser. Je laisse venir.
Une couleur, une forme, un mouvement apparaissent. Mon pinceau devient comme le prolongement de cette perception intérieure et en laisse progressivement une trace sur la toile.
La peinture devient alors, pour moi, un passage entre deux mondes :
celui que nous percevons avec nos sens et cet autre espace, invisible, que je ressens profondément empreint de paix et d’Amour.
C’est peut-être aussi pour cela que mes œuvres font souvent appel aux couleurs, aux symboles, aux formes inattendues et à l’imaginaire. Elles portent la trace de ces instants où j’ai accepté de m’effacer un peu pour accueillir ce qui venait à moi.
Et lorsque l’œuvre est achevée, je suis convaincu que ce passage reste ouvert.
Celui qui la regarde peut alors dépasser les formes et les couleurs, laisser résonner en lui ce qu’elles éveillent et, peut-être, entrer à son tour en relation avec ce monde intérieur et invisible dont la toile conserve une trace.
Je ne cherche donc pas seulement à représenter quelque chose.
Je cherche à ouvrir une porte.
Une porte vers cet espace de paix, d’Amour et de possibles que je ressens lorsque je crée.
Et peut-être est-ce finalement cela, mon regard sur mon œuvre : la peinture comme une trace visible de l’invisible, offerte à celui qui la regarde.
La vie est un rêve à partager

Le déclic survint lors d’un voyage dans le sud de la France. Face aux paysages qui s’offraient à moi, je ressentis une envie irrésistible de peindre, comme si je voulais retenir ces instants qui remplissaient mon cœur de joie et de sérénité.
Je voulais arrêter le temps, conserver la mémoire de ces émotions de paix et de plénitude et, surtout, pouvoir les partager sur de grands formats.
C’est ainsi que la toile entra véritablement dans ma vie.
Les tableaux se succédèrent alors, du figuratif à l’abstrait, tandis que j’explorais librement les couleurs, les matières et différentes formes d’expression.
En 1997, un bouleversement sentimental interrompit brutalement cet élan créatif. Une longue période de retrait et de recueillement fut nécessaire pour retrouver peu à peu ma force intérieure, ma joie de vivre… et le chemin de la création.
Renaissance
Elle transforma le regard que je portais sur certaines de mes créations consacrées à l’Amour. Ce que je considérais jusque-là comme trop naïf m’apparut progressivement sous un autre jour : cette simplicité, cette spontanéité et cette liberté faisaient aussi partie de mon langage.
Je choisis alors de les assumer pleinement.
C’est ainsi que naquit Symphonie d’Amour, un univers mêlant poèmes et aquarelles, peuplé de petits personnages au grand cœur que je baptisai les Cœurettes.
Plus tard, une nouvelle période de ma vie me conduisit à redécouvrir la musique sous un autre angle : celui de la composition.
Chansons, esquisses, peintures et poèmes commencèrent alors à se répondre, comme si les différentes formes artistiques que j’avais explorées séparément cherchaient progressivement à se rejoindre.
Je ne le savais pas encore, mais cette rencontre entre l’image, les mots, la musique et l’imaginaire préparait déjà ce qui allait devenir, quelques années plus tard, Alexandre et la Porte des Songes.
Expositions de Symphonie d'Amour

En 2005, la rencontre avec Josette Combe marqua une étape déterminante dans mon parcours artistique.
Grâce à son enthousiasme et à sa confiance, mon travail fut exposé pour la première fois à Clans, dans les Alpes-Maritimes.
L’accueil chaleureux du public et des artistes présents me conforta alors dans une intuition qui grandissait depuis longtemps : mes créations avaient vocation à être partagées.
Quelques années plus tard, en 2011, une nouvelle rencontre allait donner une tout autre dimension à cette aventure : celle de Nelda Lapostat, alors directrice du musée AV de Nice.
Elle me proposa de présenter Symphonie d’Amour à Nice, à l’occasion de la Saint-Valentin, et m’accorda une totale liberté pour imaginer l’événement.
Pour la première fois, je pus aller au-delà d’une exposition traditionnelle et réunir dans un même espace plusieurs formes d’expression qui m’accompagnaient depuis des années : la peinture, la poésie, la musique et la rencontre avec le public.
Cette soirée allait devenir bien davantage qu’une exposition.
Elle allait faire naître l’idée d’une œuvre où l’image, les mots, la musique et l’histoire pourraient enfin ne faire qu’un.
Euphorie Artistique

Autour des œuvres, musiques et poèmes se rencontrèrent dans un spectacle animé par mon ami Philippe Molino, conteur hors pair.
Une véritable euphorie artistique s’empara alors de la salle.
Derrière ma guitare, je ressentis une incroyable énergie positive provenant du public. Quelque chose circulait entre nous, comme si, pendant quelques instants, les œuvres, les mots, la musique et les personnes présentes ne formaient plus qu’un.
La salle semblait remplie de joie, de partage et d’un Amour inconditionnel.
Cette expérience fit naître en moi une envie impérieuse : aller plus loin et créer un spectacle capable de faire naître, lui aussi, cet instant de béatitude, d’émouvoir, de faire rêver et, surtout, d’éveiller les consciences.
Raconter une histoire.
C’est à cet instant que germa l’idée de réaliser un conte musical porteur d’un message de paix, d’Amour et de joie, une œuvre qui inviterait chacun à porter un autre regard sur lui-même, sur les autres et sur le monde.
Je ne connaissais encore ni son histoire ni ses personnages.
Mais dès le lendemain matin, entre veille et sommeil, quelque chose d’inattendu allait se produire…
La naissance de mon roman Alexandre et la Porte des Songes

C’est ainsi que naquit Alexandre et la Porte des Songes.
Ce qui devait initialement devenir un conte musical prit progressivement une tout autre ampleur.
L’écriture du roman s’accompagna d’un extraordinaire foisonnement créatif. Plus de cinquante nouvelles toiles et quelque soixante-dix compositions musicales virent progressivement le jour, inspirées par les personnages, les lieux et les moments forts de l’histoire.
Peinture, musique et écriture, que j’avais jusque-là explorées par des chemins parfois différents, se rejoignaient enfin autour d’une même œuvre.
Au fil des années, Alexandre et la Porte des Songes devint ainsi bien davantage qu’un roman.
Il devint le point de départ d’un univers artistique, initiatique et humaniste appelé à se développer sous de multiples formes : musique, art pictural, conte musical, spectacle, animation, serious game, conférences et expériences immersives.
Et derrière toutes ces formes demeurait l’intention née ce matin-là : éveiller les consciences, révéler ce qu’il y a de meilleur en chacun de nous, contribuer au bien commun et, à notre mesure, rendre notre monde meilleur...
Exposition au Venice International Art Fair

En décembre 2024, une nouvelle étape s’ouvrit dans mon parcours artistique : présenter pour la première fois mes œuvres dans le cadre d’une exposition internationale, à Venise.
Ce fut pour moi un moment de grande joie, mais aussi une étape symbolique : pour la première fois, l’univers pictural d’Alexandre et la Porte des Songes était présenté au public dans un contexte international.
J’y exposai trois premières toiles inspirées de cet univers :
L’Œil Cosmique
Kamrah — L’Ascension
Le Pouvoir de l’Intention
Ces trois œuvres traduisaient en peinture quelques-unes des dimensions essentielles d’APS : le mystère de l’univers, l’élévation de la conscience et la puissance de l’intention.
Après tant d’années durant lesquelles l’écriture, la peinture et la musique s’étaient développées autour d’Alexandre et la Porte des Songes, les personnages, les symboles et les visions du roman commençaient ainsi à poursuivre leur chemin au-delà des pages du livre.
Exposition au Grimaldi Forum de Monaco

En mai 2025, une nouvelle rencontre vint prolonger cette aventure artistique : celle de l’incontournable Wendy Lauwers, fondatrice de Multi Art Gallery / Multi Art Events à Monaco.
Depuis quelque temps déjà, elle faisait partie de ces galeristes que j’avais vraiment envie de rencontrer et avec lesquels j’espérais un jour pouvoir exposer mes toiles.
Et puis, comme cela s’est produit à plusieurs reprises dans ma vie, une succession de synchronicités fit les choses à ma place.
Par l’intermédiaire d’un bienfaiteur qui avait eu la gentillesse de lui présenter l’un de mes books artistiques, Wendy Lauwers découvrit mon travail et me proposa, au moment qui semblait précisément le bon, une formidable opportunité :
présenter mes œuvres au Grimaldi Forum de Monaco, à l’occasion du Salon International du Livre de Monaco des 6 et 7 septembre 2025, en même temps que la présentation en avant-première de mon roman Alexandre et la Porte des Songes.
Cette rencontre entre l’écriture et la peinture, réunies autour d’APS dans un même événement, représentait pour moi une étape particulièrement symbolique.
Après Venise, l’univers d’Alexandre et la Porte des Songes poursuivait ainsi son chemin et commençait à révéler publiquement ce qu’il était devenu au fil des années : bien davantage qu’un roman, un univers artistique où l’histoire, l’image et la musique étaient appelées à se rejoindre.
Et une fois encore, cette expérience renforçait en moi une conviction qui accompagne depuis longtemps mon parcours :
certaines rencontres semblent arriver exactement au moment où nous sommes prêts à les accueillir.
Hasard, synchronicité ? À chacun de se faire sa propre idée. Pour ma part, j’avais depuis longtemps choisi la mienne…
2026 — L’aventure continue…

Digital Art Expo de Megève
L’année 2026 ouvrit une nouvelle étape dans le développement et le rayonnement d’Alexandre et la Porte des Songes.
En janvier, l’une de mes créations numériques inspirées de l’univers pictural d’APS fut présentée au Digital Art Expo de Megève, où elle fut distinguée comme œuvre lauréate.
Née de l’image de couverture du roman, cette œuvre faisait progressivement entrer Paul et Alexandre dans un univers en mouvement, traversé par l’eau, le feu, la lumière et l’imaginaire.
Cette nouvelle expérience me permit d’explorer une autre dimension de mon travail : faire sortir la peinture de son immobilité, lui donner du mouvement et inviter le spectateur à entrer davantage encore dans l’univers d’APS.
Et puis, une nouvelle fois, une rencontre en entraîna une autre.
Festival littéraire International Franco-Monégasque

Après Megève, la dynamique romancière Nathy Arthod-Ellis eut la précieuse idée de me présenter Raphaël Abenaïm, formidable créateur de liens, qui m’invita à participer à la deuxième édition du Festival littéraire International Franco-Monégasque qui se déroula le 27 juin 2026.
J’eus ainsi le bonheur d’y présenter à la fois mon roman Alexandre et la Porte des Songes et mes œuvres picturales inspirées de son univers.
Cette nouvelle rencontre avec le public avait pour moi une résonance particulière. Une fois encore, l’écriture et la peinture se retrouvaient réunies autour d’APS, tandis que les rencontres continuaient à ouvrir, presque naturellement, de nouvelles portes.
Ce qui, pendant tant d’années, s’était construit dans l’intimité de l’écriture, de la peinture et de la musique prenait progressivement sa place dans le monde réel.
Le roman, les images, les musiques et les différentes créations n’étaient plus des chemins séparés : ils devenaient autant de portes d’entrée vers un même univers.
Et, comme cela s’était déjà produit à plusieurs reprises au cours de mon parcours, les bonnes personnes semblaient apparaître au moment où une nouvelle étape devenait possible.
Hasard ou synchronicité ? Le fil de l’histoire semblait, une nouvelle fois, se dérouler au moment juste…
La parole comme nouveau chemin de transmission

Au cours de l’année 2026, une nouvelle forme de partage prit progressivement sa place dans mon parcours : les conférences et les rencontres avec le public.
Après la peinture, l’écriture et la musique, la parole devenait à son tour un moyen de transmettre les réflexions qui avaient accompagné la naissance et le développement d’Alexandre et la Porte des Songes.
À travers ces rencontres, je pus aborder plus directement certains des thèmes qui traversent APS depuis son origine : l’Amour, l’intuition, les synchronicités, l’intention, l’éveil de la conscience, la transformation de soi et la recherche de notre juste place auprès des autres et du monde du vivant.
Ces conférences me permirent aussi de constater combien une œuvre pouvait devenir le point de départ d’un échange beaucoup plus vaste. APS n’était plus seulement une histoire à lire, à regarder ou à écouter : il devenait également une invitation à réfléchir, à partager et à agir.
Et, peu à peu, toutes les dimensions de mon parcours semblaient ainsi converger vers une même intention : transmettre, par des chemins différents, des outils susceptibles d’aider chacun à révéler le meilleur de lui-même et à le mettre au service de soi, des autres et du vivant.
Et l’aventure ne faisait que commencer…

